Pour sauver l’impôt, révoquons ce gouvernement !

Le gouvernement est en train de tuer l’un des principaux acquis révolutionnaires de notre pays : l’impôt sur le revenu. Il était basé sur deux principes « à revenu égal, impôt égal » et « la contribution doit être répartie entre tous les citoyens, en raison de leur faculté ». Depuis le début de son mandat, François Hollande détourne cette fonction redistributive et se sert de l’impôt pour étrangler les classes populaires et moyennes et ainsi financer les cadeaux fiscaux aux plus riches, tout en généralisant l’austérité. Il multiplie les mesures allant dans ce sens : hausse de la TVA, gel du barème de l’impôt sur le revenu, fiscalisation des majorations de pensions de retraite et des complémentaires santé, suppression de la demi-part des veufs et veuves, etc. Une partie de la population devient imposable et perd ainsi plusieurs aides de l’Etat, comme la gratuité des cartes de transport par exemple.

Cette situation devient invivable. En 2013, 1,3 million de personnes ont demandé à retarder le paiement de leur impôt, soit 20 % de plus qu’en 2011. Les lettres de rappel et de mise en demeure sont quant à elles passées de 4,5 à près de 10 millions. Essayant maladroitement de limiter la colère populaire issue de cette politique désastreuse qui fait de l’impôt un outil de redistribution vers les plus riches, Manuel Valls vient d’annoncer la suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu. Cela affaiblit encore plus le sens de l’impôt. Cette suppression de la première tranche n’aura par contre aucun impact pour les 16 millions de Français qui n’ont pas les revenus suffisants pour être imposables.

Il est urgent de révoquer ce gouvernement avant qu’il ne finisse son travail méthodique de démolition de nos acquis sociaux. Il faut mettre enfin au pouvoir un gouvernement du peuple, qui mettra en place le revenu maximum, qui rendra l’impôt sur le revenu vraiment progressif avec 14 tranches et qui taxera davantage le capital que le travail. La 6 ème République, considèrera ainsi, comme Robespierre, qu’en matière de contributions publiques il n’y a pas de « principe plus évidemment puisé dans la nature des choses et dans l’éternelle justice, que celui qui impose aux citoyens l’obligation de contribuer aux dépenses publiques, progressivement, selon l’étendue de leur fortune, c’est-à-dire, selon les avantages qu’ils retirent de la société. »

Guillaume Etiévant

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s