Tsipras ne capitule pas, il poursuit sa stratégie

A peine la nouvelle proposition du gouvernement grec était-elle sur la table, que le mot « capitulation » s’affichait sur tous les gros titres de la presse. Chaque semaine, les médias dominants croient voir leur rêve se réaliser  : aucune alternative à l’austérité ne serait possible en Europe, et il faudrait que Syriza échoue pour signer la preuve définitive de cette impossibilité. Tsipras est remaquillé en traitre, et à sa suite c’est toute l’autre gauche qui est salie par ces attaques.

A lire l’accord proposé le 9 juillet par la Grèce, on ne voit pourtant pas de rupture avec la stratégie jusqu’à présent déployée par Tsipras.  Elle contient au final peu de reculs par rapport à la position du 22 juin refusée par l’eurogroupe:

  • Sur la TVA c’est la même chose

  • Sur le marché du travail c’est la même chose également

  • L’excédent budgétaire primaire prévu est plus élevé, mais c’est grâce à une hausse des impôts et pas à une baisse des dépenses

  • Les privatisations vont se poursuivre mais c’était déjà prévu dans la position du 22 juin

  • Le vrai recul concerne la réforme des retraites (mesures d’économies de 0,25 à 0,5% du PIB sur les retraites dès 2015 et 1% à partir de 2016), mais il faut noter que jusqu’en 2019 le système d’aide aux retraites les plus faibles est maintenu

  • En échange Syriza maintient à la lettre ses exigences :  rééchelonnement de la dette, plan d’aide de 53 milliards sur trois ans, et déblocage du « plan Juncker ».

En bref, Syriza poursuit la même stratégie qu’avant. On peut bien sûr la contester, mais elle correspond au choix des électeurs de Syriza : une ligne de crête entre le refus de l’austérité et le maintien dans la zone euro. Tsipras n’a pas de mandat pour sortir de l’euro.  Son nouveau plan n’est en aucun cas une trahison par rapport au vote de dimanche dernier, puisque les Grecs se sont par leur vote opposés aux propositions de l’Eurogroupe du 25 juin mais pas aux propositions de Syriza du 22 juin.

Comme nous le disons dans notre communiqué du Parti de Gauche (https://www.lepartidegauche.fr/communique/la-question-centrale-est-la-dette-33027) , le cœur de tout cela, c’est la dette. Si Syriza obtient un rééchelonnement, il s’agira d’un pas en avant considérable pour son peuple. C’est la dette qui étrangle les Grecs, qui ont déjà fait tant d’efforts que le budget de la Grèce est aujourd’hui en excédent primaire, ce qui n’est pas arrivé à la France depuis dix ans.

S’il gagne sur la question de la dette, Tsipras dessinera un nouveau futur aux peuples européens. En desserrant l’étau financier par sa demande d’un plan de financement sur trois ans et de rééchelonnement de la dette, il se donnera le temps de mettre en œuvre son programme et de respecter, jusqu’au bout, son mandat.

Syriza est un espoir immense pour les peuples européens. Ne participons pas à la campagne de dénigrement qui vise des intérêts qui ne sont pas les nôtres.

Guillaume Etiévant, Secrétaire national du Parti de Gauche

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32 réponses à “Tsipras ne capitule pas, il poursuit sa stratégie

  1. Pingback: Tsipras ne capitule pas, il poursuit sa stratégie | Pour tout vous dire...·

  2. Bravo ! Voilà qui remet les choses à leurs places; Certains devraient apprendre à lire correctement avant de cracher leur venin.

  3. un coup de pied qu’il soit donner avec une chaussure noir, rose ou rouge reste un coup de pied et ça fait mal.

  4. quel crédit apporter à un parti qui combat Macron en France (ce dernier indique devoir prendre des mesures austeritaires pour rester das l’euro) et soutenir Sipras qui prend des mesures austeritaires ?

  5. Nous voudrions bien vous croire, mais là, le doute s’installe. Les instances européennes ne capituleront pas et étranglerons les grecs jusqu’a que Tsipras lui capitule
    Tant que le Grèce, et les autres restent dans l’Euro, ils en ont la capacité
    le salut peut venir des USA qui s’opposent à ce scénario, est-ce un bien?

    • Le gouvernement grec propose d’unifier la TVA avec un taux standard à 23%, y compris pour la restauration. Les aliments de base, l’énergie, les hôtels et l’eau bénéficieraient d’un taux à 13%. Enfin, un taux réduit à 6% serait accordé pour les produits pharmaceutiques, les livres et le théâtre.

  6. Bonjour,

    Je ne suis pas d’accord avec un certain nombre de vos analyses. Tout d’abord: lorsque vous dites qu’il n’y a pas plus de concessions qu’avant, soit. Mais ces propositions douloureuses d’avant ont été massivement refusées, me semble-t-il, par le référendum organisé il y a à peine 5 jours et par l’élection de Syriza, il y a 5 mois. Le peuple a dit un grand non à d’avantage « d’efforts » qui ont mené à la situation sociale, humanitaire (et même économique) que vous savez.

    De même, vous dites que Tsipras n’a pas mandat pour sortir de l’euro, ce qui est vrai. Mais il n’a pas reçu mandat pour maintenir coute que coute son pays dans la zone euro. Le seul mandat qu’il a reçu, c’est le mandat de la dignité: on revient sur les privatisations (on arrête de vendre son pays à des vautours qui ont un intérêt objectif à ce que ce soit le chaos pour tout racheter à pas cher), on n’augmente pas la TVA, on ne touche pas aux retraités qui paient cher depuis 2010 la crise dont ils ne sont pas responsables, et on s’occupe des jeunes à 60% au chômage, etc… Et ce mandat-là doit être appliqué peu importe les moyens que peut s’en donner le gouvernement pour y parvenir. C’est cela le mandat de Tsipras

    Au PG, vous dites qu’il ne faut pas « fétichiser » la monnaie, ce qui me semble être une excellente chose. Le gouvernement grec, lui, la fétichise à fond. Il y a une obstination que je trouve débile à rester dans l’euro quelles qu’en soient les conséquences (les propositions grecques pour preuve). Alors vous soulignez les victoires politiques qu’a réussi à arracher Tsipras aux ultralibéraux européens, c’est-à-dire la renégociation de la dette et le plan de relance de l’économie. Quand je vois les exemples que nous fournit l’Amérique latine, j’en pleure. Ces victoires sont finalement assez dérisoires. L’Argentine qui envoie balader le FMI en faisant défaut et l’austérité en annulant les « plans d’ajustement structurel » a mis deux malheureuses années pour retrouver son niveau de vie d’avant la crise – j’aurai aussi pu citer le cas de l’Équateur – et je suis triste de voir que vous considérez comme réussi une simple décote de la dette même pas confirmée par l’UE et un plan Juncker qu’on va commencer à attendre depuis au moins aussi longtemps que l’harmonisation fiscale et sociale au sein de l’Union (j’exagère).

    Tsipras ne gagne en aucun cas sur la question de la dette. Admettons qu’elle subisse une décote de 30% comme il l’avait demandée. Il restera les 50 autres pourcents de dette jugée illégitime (les fameux 80% totaux de dette contractée en dehors de la constitution grecque ou due à l’attaque spéculative) qu’il faudra payer. De même, l’argent obtenu par la Grèce, si ce plan est confirmé, devra également être remboursé à l’Europe plus tard, non ? (A moins que ce ne soit un « don », mais venant de cette Europe-là, je n’y crois pas). Si oui, on repousse le problème à plus tard. Les Grecs seront pris en tenaille par l’Europe à qui il faudra montrer une feuille de route des « réformesqu’ilafallufaire ». Si les résultats ne sont pas concluants (et ils ne le seront pas), alors nous verrons une nouvelle fois la dette augmenter (de par l’argent qu’il faudra rembourser en plus au européens), et la situation de la Grèce et des grecs empirer.

    Pour moi, la meilleure solution, maintenant, reste de soumettre ce nouveau plan à un nouveau référendum (j’en demande peut-être beaucoup). Il faut demander à l’opinion majoritairement pro monnaie unique de trancher avec une question et les conséquences des réponses claires. Une question qui si on résume pourrait être « Oui ou non à l’accord du 9 ou 10 juillet ? » avec oui comme maintien dans la zone euro et mise en place du meilleur accord qu’a réussi à arracher Tsipras (qui reste pour les raisons évoquées plus haut, un mauvais accord selon moi), ou non, avec remise en place d’un État souverain qui décide librement de sa politique monétaire et budgétaire avec priorité aux plus démunis pendant le redressement de l’économie, et qui ne subit plus les pressions liées à sa dette puisque le pays sera officiellement en défaut de paiement. Bref, une situation comparable à l’Argentine après son défaut de paiement et après l’arrêt du taux de change 1 dollar = 1 peso.

    J’espère avoir réussi à m’être fait comprendre et à exposer clairement mon point de vue.

    Je suis désolé, mais les nouvelles que j’ai vues ce matin en me levant ne m’ont pas particulièrement réjouies, et peut-être que de ce fait, mon jugement est faussé, mais enfin, j’ai de plus en plus de mal à croire que cette stratégie va payer. J’ai l’impression que Tsipras est en train de passer un compromis pourri avec le système. J’espère que le temps me donnera tort.

    Cordialement,

    Maxime,
    un sympathisant de vos idées.

    • Excellent commentaire !.. Le PG appelle maintenant a « faire unite » avec un Tsipras qui compte continuer l’austerite et les privatisations. Peur de perdre la face apres s’etre autant affiches aves Tsipras ?.. Ou avons nous ici un apercu de ce qu’ils feront si jamais ils viennent au pouvoir un jour ?.. Dans les deux cas, ca ne sent pas tres bon.
      La seule ligne de conduite integre serait de se demarquer de Syriza maintenant car apres tout, on ne saura jamais ce qui se passe derriere les portes fermees la bas. Tsipras est peut etre encore un kamikaze politique, oppose au systeme d’apparence mais finance par celui-ci. Rappelons nous du « change » et du « yes, we can » d’Obama… Tout semble indiquer aujourd’hui que Tsipras en est un et qu’il a enclenche la sequence d’autodestruction.
      Le PG qui a tant decrie le PS pour ses appels a l’unite derriere une politique de droite, essaie de justifier un Tsipras qui pietine ses promesses electorales ainsi que le referendum d’il y a seulement quelques jours… Alors bien sur, les critiques du PG portent sur les medias, probablement pour ne pas faillir a leur rhetorique « anti-systeme ». Mais dans ce cas les amis, pourquoi ne pas critiquer de meme ce pauvre peuple grec qui prepare des manifestations en ce moment ? Pourquoi ne pas leur reprocher de ne pas soutenir leur gouvernement ?… Ayez au moins ce courage la !.. Lamentable…

  7. La position du Parti de Gauche en l’occurrence pourrait se résumer ainsi : faire toutes les concessions possibles en matière de politique austéritaire, avec toutes les conséquences que nous connaissons bien sur le recul économique et social, le chômage, pour obtenir des concessions sur le remboursement de la dette … Alors que nous nous sommes efforcés de démontrer que la dette était illégitime, et qu’elle ne doit pas être remboursée ! Je ne sais pas si les grecs ont voté non pour se voir appliquer les mesures d’austérité qu’ils refusent (?) Mais je suis sûr que là, vous battez les records en matière de langue de bois. Et je me mets à douter grave de la cohérence des politiques anti-austérité que vous proposez ! Le résultat de cet épisode grec, qui nous occupe presque à plein temps, ce sera peut-être que les quelques électeurs qui nous font encore confiance vont se demander si, vraiment, il existe une autre politique possible, qui ne passe pas sous les fourche caudines de la Troïka … Je préfère continuer à penser que si, podemos, mais peut-être pas dans le cadre institutionnel de l’Europe telle qu’on veut à tout prix nous l’imposer.

  8. Alexis Tsipras a complètement baissé son pantalon ! Il lui suffisait de ne rien céder! Les dirigeants de l’UE ne pouvaient pas l’éjecter de l’euro puisque les USA ne le voulaient pas et que le FMI avait déjà fait volte-face. Le « non » qu’il avait récolté au referendum était justement un « non » à un supplément d’austérité. Il a trahi la confiance de ses compatriotes et celle de tous les ennemis de la finance mondiale.

    En échange de quoi? De 53 milliards qui serviront, comme tous ceux que la Grèce a déjà « reçus » à payer des créanciers. D’une restructuration de la dette alors que le rapport de l’audit de la dette grecque concluait qu’elle était illégitime, illégale et odieuse ?

    C’est clairement une trahison. Et le fait que vous y voyez une stratégie me fait perdre également confiance dans le front de gauche.

    Pour vous, une hausse des impôts, c’est moins grave qu’une baisse des dépenses?

    Mais il n’y a pas dans le monde un centime d’impôt ou de taxe qui ne soit injustifié ! Vous y êtes tellement habitués , comme des poulets de l’élevage industriels incapables d’imaginer la couleur de l’herbe, que vous ne comprenez pas que ces impôts et ces taxes réclamés aux citoyens depuis la nuit des temps sont une véritable arnaque, c’est à dire la conséquence du fait que nous avons laissé aux banques le privilège de la création monétaire.

    Dans un système monétaire étudié pour servir l’humain, et non pour l’asservir, ce n’est pas l’homme qui paierait pour la banque, mais la banque qui paierait pour l’homme et pour ses instances représentatives.

    Comme je le suggérais à Alexis Tsipras dans cette vidéo dont le texte avait été envoyé pour traduction urgente 2 jours plus tôt à l’ambassade de Grèce à Bruxelles. https://www.youtube.com/watch?v=tSeuMRNQkTI

    Il a raté un rendez-vous avec l’histoire et n’a fait qu’ajouter son nom aux milliers de politiques corrompus par la finance. Il avait un mandat clair de son peuple pour ne plus accepter un supplément d’austérité et, en annonçant le plan suggéré dans cette vidéo, il aurait divisé les créanciers et les légalistes de l’UE en expliquant qu’il pouvait rembourser toutes ses dettes en trois ans en nationalisant ses banques et en créant deux nouvelles monnaies complémentaires à usage interne.

    Deux ans plus tard, il sortait de l’euro avec la bénédiction des Grecs, après avoir remboursé au moins les 2/3 de la dette sans qu’il en coûte un centime de plus à la population et son économie devenait la plus florissante d’Europe.

    Si vous ne savez pas que chaque euro, chaque dollar a été créé ex-nihilo en échange d’une dette grevée d’intérêts, il serait temps de vous informer avant de faire de la politique.

    Si vous le savez, comment ne vous est-il jamais venu à l’esprit que si une banque peut créer de l’argent ex-nihilo, elle peut le faire aussi, et gratuitement, sous forme de revenu de base pour chaque citoyen, de dotation annuelle pour l’État, les départements et les communes, sous forme de crédits sans intérêts pour les citoyens, les gouvernements, les entreprises et les associations et sous forme de création monétaire liée à des créations de richesses sociétales ?

    Si on prétend jouer le jeu de la démocratie, comment peut-on accepter de laisser à des banques privées le moindre droit de création monétaire? Et je ne parle pas seulement de l’article 123 du traité de Lisbonne. Je parle aussi de la création monétaire pour les ménages, les entreprises. DE QUEL DROIT ?

    Dans une démocratie, le droit de création monétaire doit revenir au peuple et, si tel était le cas, l’État n’aurait plus à payer d’allocations familiales, de chômage ni de retraite, le dividende universel les compensant largement. De même, les citoyens et les entreprises n’auraient plus à payer d’intérêts bancaires, d’impôts, de taxes, de cotisations patronales et sociales ce qui ramènerait au pays les capitaux évadés et rendrait nos entreprises si compétitives que toutes les étrangères viendraient s’établir chez nous.

    Et, comme je l’explique dans mes vidéos, l’État ne dépend plus du système bancaire actuel, de son FMI, d’investisseurs privés ou d’autres États pour se financer. Il n’a plus besoin d’émettre d’obligations et échappe donc à toutes spéculations.

    Par ailleurs, le système de monnaie solidaire prévu dans ce concept élimine l’endettement et ses conséquences désastreuses tant économiques que sociales. https://www.youtube.com/watch?v=eyGSpllN2dw

    Je ne comprends pas Monsieur Mélenchon. Certes, l’abrogation du traité de Lisbonne, du moins de l’article 123, serait un pas dans la bonne direction, mais un tout petit pas. Parce que ça ne couperait pas le robinet de la puissance financière des actionnaires de banques qui continueraient à escroquer les gens et les entreprises.

    Mais enfin ! Êtes-vous aveugles ? Vous ne cessez de dénoncer les multinationales qui trouvent trop chères nos productions agricoles et tentent de les payer en dessous du prix coûtant, vous ne cessez de dénoncer les multinationales qui trouvent trop chère notre main-d’œuvre et, pas une seule fois, vous n’avez pensé que les banques nous coûtent vraiment trop cher et qu’un simple logiciel pourrait, avec la technologie d’aujourd’hui, les remplacer avantageusement et surtout gratuitement?

    Objectivement, tout politique qui n’ira pas jusqu’au bout de cette logique restera un complice du monde de la finance. Le système Robin, également évoqué dans les vidéos « Reprenons la monnaie » est, à l’évidence, la seule manière de faire cesser cet esclavage.

    Attendez-vous que l’extrême-droite s’en empare? Comme aujourd’hui Alexis Tsipras, comme hier François Hollande, vous achèverez de discréditer la gauche et, malheureusement, des relents de xénophobie accompagneront la révolution fondamentale qui ne peut être que monétaire.

    Pourquoi vous acharner à défendre ce système moribond dont on sait qu’il ne tiendra plus dix ans. Bill Gross, l’un des plus importants gestionnaires de fonds obligataires au monde, a dit récemment que la monnaie, telle que nous la connaissons, pourrait bien ne plus avoir beaucoup de temps.

    Alors, si vous persistez à être toujours une guerre en retard au lieu d’anticiper cet effondrement, vous verrez encore une fois trop tard, que les financiers l’auront anticipé et proposeront ensuite un système qui les enrichira encore plus à notre détriment.

    Jean-Marc Flament

  9. N’importe quoi. Osez dire la vérité : Si on ne sort pas de l’euro (en fait au sens strictement juridique de l’ue même) il n’y aura que du libéralisme (ultra si l’on préfère).

    Mais l’euro c’est tellement beau. Un dogme pire qu’un Dieu. Avant l’euro on vivait très bien pourtant… C’est pour ça qu’on use du terme euro béat car en fait il n’y AUCUN intérêt à être dans ce machin politique inventé par certains pour tous. Sauf peut être pour les usa (programme d’histoire de terminale).

  10. ce ne sont pas les peuples qui sont a l’origine de la dette MAIS les banques, alors pourquoi les peuples doivent payer ? quand est-ce que vous aller arreter de propager des mensonges.

    • Je ne sais pas qui est à l’origine de la dette. Mais elle a permis une augmentation invraisemblable du nombre des fonctionnaires et de leurs salaires, dans les années 2000, « à crédit » donc. Du coup, c’est compliqué…

  11. Moi j’aimerai bien savoir ce que le PG ferait avec un électorat qui est dans une dichotomie complète entre un refus de l’austerite et un refus majoritaire de quitter l’Euro.
    Que pouvait faire Tsipras dans ces conditions, son peuple lui demandant de rejeter l’austérité sans quitter l’Euro ?
    Les grecs aussi doivent clairement savoir ce qu’ils veulent, ils ne peuvent ignorer que sans un accord l’oligarchie européenne et en premier lieu l’Allemagne se seraient fait un délice de faire un exemple en les obligeant à quitter l’Euro.
    Quelle aurait été leur réaction à ce moment ?

  12. Pingback: GRECE – Tsipras ne capitule pas, il poursuit sa stratégie | Tsimok'i Gasikara·

  13. Tsipras a trahi! On pourra me raconter tous les bobards du monde, le fait est là, accablant, incroyable, désespérant: Tsipras a trahi!
    Face au diktat des Européens, il a cédé sur tout. 5 jours après le référendum!!! J’ai déjà vu des politiques se foutre de leur peuple mais rarement 5 jours après un vote!
    Tsipras a trahi ses promesses électorales et bafoue la volonté du peuple grec.
    L’austérité va donc s’aggraver, frappant davantage encore les plus défavorisés. Et tout ça contre une vague promesse de réduire la dette. Oui mais quand? Comment? combien?
    Tout le monde l’a dit: l’argent déversé en Grèce par l’Europe, le FMi et la BCE ne sert pratiquement pas à aider les Grecs. Tout juste à rembourser une infime partie de sa dette. Et tout ce que Tsipras a obtenu c’est une aide pour… rembourser sa dette!
    Tsipras est politiquement mort, Siryza ne s’en remettra pas, tout comme ceux qui, à travers le monde, avaient cru que quelque chose allait changer.
    Les Grecs ont inventé la tragédie. Ils perpétuent la tradition.

  14. Pingback: « Tsipras capitule » : la propagande de guerre des médias sur la Grèce·

  15. Sur les arguments d’Etievant

    Sur la TVA c’est la même chose

    Le 22 juin, la proposition du gouvernement Grec sur la TVA était de 0,38 % du PIB en 2015, soit 680 millions, et 0,74 % du PIB en 2016, soit 1,360 milliard.
    Le 9 juillet, la proposition grecque passe à 1 % du PIB, soit environ 1,8 milliard. Soit + 164 % par rapport à 2015 et + 32 % par rapport à 2016. Applicable dès juillet 2015.

    Sur le marché du travail c’est la même chose également

    Un différence de taille, le retour de la Troika ! Le 22 juin, le texte du gouvernement Grec ne faisait aucune référence « aux institutions », c’est à dire à la Troïka. Le 9 juin, le texte devient ceci : « L’organisation et les échéanciers seront établis en consultation avec les institutions ».

    L’excédent budgétaire primaire prévu est plus élevé, mais c’est grâce à une hausse des impôts et pas à une baisse des dépenses

    Faux ! Baisse des dépenses : pour ne prendre qu’un seul exemple mesure n°5. Administration publique, de la justice et de lutte contre la corruption: «  Mettre en place dans les nouveaux plafonds de MTF pour la masse salariale et le niveau de l’emploi public compatible avec la réalisation des objectifs budgétaires et d’assurer une trajectoire décroissante de la masse salariale par rapport au PIB jusqu’en 2019 » Quiconque travaille dans le Secteur Public Français comprendra aisément ce que cela signifie !

    Les privatisations vont se poursuivre mais c’était déjà prévu dans la position du 22 juin

    Dans le texte du 9 juillet, la liste des privatisations s’allonge. Egnatia, le port de Hellinikon, la privatisation de la compagnie de transport d’électricité (SMAIE) n’apparaissaient pas dans la proposition grecque du 22 juin. Le texte accélère dans le temps la mise en ouvre des principales privatisations et précise que « cette liste d’actions est mis à jour régulièrement et le Gouvernement veillera à ce que toutes les actions en attente sont mises en œuvre en temps opportun ».
    Concernant le secteur de l’électricité, le texte du 22 juin fait référence à la mise en œuvre de la loi Nome dont l’objectif est d’ouvrir le marché de l’électricité à la concurrence.

    Le vrai recul concerne la réforme des retraites (mesures d’économies de 0,25 à 0,5% du PIB sur les retraites dès 2015 et 1% à partir de 2016), mais il faut noter que jusqu’en 2019 le système d’aide aux retraites les plus faibles est maintenu

    « il faut noter que jusqu’en 2019 le système d’aide aux retraites les plus faibles est maintenu » Que ne faut il pas écrire pour justifier la réforme des retraites ! Les cotisations de santé pour les retraités augmenteront de 2 %, passant de 4 % à 6 %.

    En échange Syriza maintient à la lettre ses exigences :  rééchelonnement de la dette, plan d’aide de 53 milliards sur trois ans, et déblocage du « plan Juncker ».

    Là on reste confondu. Le gouvernement grecque fait appel au Mécanisme européen de stabilité (MES) assimilé à un FMI européen par le Parti de Gauche. Le paquet de croissance est un paquet pour financer les restructurations économiques selon le modèle de la concurrence libre et non faussée et les modalités de rééchelonnement de la dette ne sont pas connues, encore hypothétiques, mais sont le prétexte pour faire avaler au peuple grecque la cure d’austérité que le gouvernement Samaras n’avait pas réussi à imposer.

  16. et oui!!! et quand on pense qu’en plus de baisser son froc, syriza, pour faire accepter son référendum, a obtenu le renfort d’aube doré et des nationalistes conservateurs… comme si Mélenchon s’alliait avec le FN et debout la république… tsipras est un tourne casaque, ayant choisi un référendum pour un plébiscite du peule tout en se torchant avec son avis.. pleutre sans couilles….

    • Il y a néanmoins 2 problèmes:
      1) le « peuple » veut aussi rester dans l’Euro, à 70% ou 80% (suivant que c’est avec nouvelle austérité, ou sans)
      2) ne pas baisser son froc, c’est le retour à la Drachme. Personne ici n’a l’air de se rendre compte des conséquences pour le « peuple ». Parce que bon, c’est bien gentil d’en parler au confort depuis la France ou depuis sa résidence secondaire de l’ile d’Égine, mais il y a des gens ayant été cités disant que «  »This isn’t simply Grexit, this would cause the state to explode. »

      • Dans ce cas Manu, il faut arrêter de faire croire aux gens qu’on peut faire autre chose avec l’euro quand on est un pays qui pèse 2% de la richesse européenne. Tu es en train de donner raison aux ultralibéraux: il n’y a aucune alternative possible.

  17. A en croire ce que je lit et ce que l ont entend dans les média, qui a mon avis son dirigé par les responsables politiques, il en va que pour l’Europe, et quand je dit Europe, je pense à tous ses politiciens qui s’enrichissent sur le dos des contribuables européens y compris les grecs grecs. Les Allemand pour ma part devrais déjà commencer à payer leur dettes au grecs , datant depuis la première guerre mondiale , ainsi que la deuxième qui équivaut , avec les intérêts depuis , à la dettes gecs actuelle voir plus .
    Sans compter que l’Europe dans les années 50 , leur a diminué la dette de moitié au allemand, et la la Merkel chipotte.
    Faudrais déjà voir à régler ses propre fêtes avant de faire la moral au grec.

  18. Guillaume Etievant est membre du front de gauche et ce parti est lui-même contre la sortie de la France de l’euro. Alors, son analyse est loin d’être surprenante. Il ne raisonne pas, il défend simplement les positions de son parti.

    • Oui c’est vrai, mais il a tellement raison, et j’irais plus loin, l’idéal est que l’Europe soit dissoute et que l’ont reviennent à nos monnaies respectives.
      Tout allais tellement mieux avant 2000
      Vivement une sortie de tout les pays du Sud, les vrais pays de l’Europe!

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