Le Code du travail en sursis ?

J’ai eu le plaisir de  co-rédiger la nouvelle note de la Fondation Copernic qui ébauche les voies d’une contre-offensive face aux attaques concernant le droit du travail. En voici le résumé : 

Le Medef rêve d’un salarié totalement flexible, soumis, sans protection. Ce rêve avance sous le masque souriant du « consensus » et du « dialogue social » entre « partenaires sociaux ». Il convient de dévoiler ce subterfuge.

La négociation collective est et demeure une source indispensable, essentielle au droit du travail. Mais lorsqu’on prétend la substituer à la loi et aux grandes protections du droit du travail, ce n’est plus de dialogue mais de destruction qu’il s’agit.

Cette tendance à la vampirisation de la loi par la négociation collective a déjà permis que de nombreux salariés ne sachent même plus, d’une semaine sur l’autre, à quels horaires ils vont travailler.

Aujourd’hui, il est question de poursuivre, voire de parachever, ce mouvement et d’autoriser la destruction non plus seulement des rythmes de travail et de vie, mais la destruction par accord collectif de la représentation du personnel, du droit du licenciement, et finalement de l’ensemble du droit du travail.

Cette « Note de la Fondation Copernic » a pour objectif d’ébaucher les voies d’une contre-offensive et de redonner toute sa place au débat démocratique sur les droits des salariés.

Les auteurs :
Josepha Dirringer, maître de conférences en droit à l’Université Rennes 1
Emmanuel Dockès, professeur de droit à l’Université Paris-Ouest Nanterre
Guillaume Etiévant, expert auprès des comités d’entreprise
Patrick Le Moal, ancien inspecteur du travail
Marc Mangenot, économiste – sociologue

Pour commander, c’est ici
Prix : 5 euros.

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Une réponse à “Le Code du travail en sursis ?

  1. Ce gouvernement qui sait réprimer (48 enquêtes judiciaires sur les agissements de la police suite aux manifs. qui ont lieu depuis le mois de mars)mais ne sait pas négocier ni même dialoguer est irresponsable.Il serait temps,pour le gouvernement,d’éteindre l’incendie qu’il a provoqué.Retirer la loi « précarité du travail » serait sage.Il est urgent d’OUVRIR des négociations sérieuses sur le marché du travail (compte pénibilité,formation professionnelle,médecine et inspection du travail…etc)et de renoncer à l’autoritarisme.Le gouvernement veut enfumer les salariés :la « crise sociale » ne fait que commencer.

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